05.02.2012
Rhodiola rosea
La Rhodiola rosea est une plante vivace qui pousse sur les sols sablonneux, rocheux, froids et secs des pentes sibériennes. Son utilisation médicinale remonte au médecin grec Dioscorides (77 avant JC). La tradition lui attribue le pouvoir d’accroître l’endurance, la longévité, la vigueur sexuelle et les capacités cognitives.
Les premières études scientifiques russes et scandinaves validant ces applications ont commencé dans les années 1960. On considère depuis la Rhodiola rosea comme l’un des tout premiers adaptogènes (substances accroissant de manière générale et non spécifique la résistance de l’organisme aux divers stress qui l’affectent) au même titre que le ginseng, l’éleuthérocoque et l’ashwaganda.
¤ Asthénie et dépression : les chercheurs soviétiques ont étudié à plusieurs reprises les effets psychostimulants de la Rhodiola rosea. L’un de ces essais a permis d’observer une atténuation des symptômes dans 64% des cas
¤ Endurance : Rhodiola rosea permet d’accroître la résistance à l’effort et de réduire la durée du temps de récupération après un exercice intense
¤ Stress : d’après une étude arménienne récente (2000) portant sur 56 médecins soumis à de longues heures de travail nocturne, 170 mg quotidiens de Rhodiola pendant deux semaines améliorent significativement les performances cognitives (mémoire, calcul mental, concentration, perception visuelle et auditive) malgré le stress et la fatigue. Dans une étude russe portant sur des étudiants en période d’examens, 100 mg par jour pendant 20 jours ont amélioré significativement le bien être et la forme physique tout en réduisant la fatigue. Les étudiants ont obtenu de meilleures notes mais les performances cognitives auraient été davantage améliorées par une dose supérieure. Une étude en double aveugle (2003) conclut qu’en situation de stress et de fatigue, la Rhodiola accroît significativement la capacité de travail intellectuel des sujets traités. Il a été démontré que la Rhodiola rosea permet de réduire la concentration de différents métabolites induits par le stress dans l’organisme, notamment la CRF (Corticotropin Releasing Factor) qui accroît la fatigue mentale et trouble la fonction sexuelle.
¤ La Rhodiola fait revenir les règles chez 60% des femmes victimes d’aménorrhée et améliore significativement leur fertilité (étude russe sur 40 femmes)
¤ La Rhodiola améliore la fonction sexuelle chez 70% des hommes souffrant de dysfonction érectile ou d’éjaculation précoce (étude russe sur 35 cas). En Sibérie, la Rhodiola est conseillée à la fois à ceux qui souffrent de troubles sexuels et à ceux qui n’en souffrant pas désirent simplement améliorer leurs performances… Il est d’ailleurs de tradition d’y offrir un bouquet de Rhodiola rosea aux jeunes mariés juste avant leurs nuits de noces.
¤ La Rhodiola augmente les effets des médicaments anti-tumoraux et réduit leurs effets indésirables (études animales et étude humaine préliminaire) Attention : seuls des extraits standardisés de Rhodiola rosea ont été utilisés dans les études validant son efficacité. Un bon extrait, tel que celui que nous proposons, doit contenir 3% de rosavine et environ 1% de salidrosides. On évitera de prendre la Rhodiola le soir car celle-ci pourrait perturber le sommeil et on utilisera son bon sens pour adapter le dosage en cas d’utilisation conjointe d’autres stimulants.
Écrit par Vitamines dans Adaptogènes | Tags : sexualite, stress, endurance, depression, tonus, amenorrhee |
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03.02.2012
Coenzyme Q10
Proche parente de la vitamine K par sa structure chimique, la coenzyme Q10 (CoQ10) est aussi un antioxydant, c'est-à-dire qu'elle protège l'organisme des dommages causés par les radicaux libres (stress oxydatif). Cette coenzyme, qui agit comme une vitamine dans l'organisme, active la production d'énergie sur le plan cellulaire. Tous les processus physiologiques qui exigent une dépense énergétique ont besoin de CoQ10. Elle est d'ailleurs présente dans tout l'organisme, notamment dans le coeur, dans les muqueuses des gencives et de l'estomac, dans les tissus de tous les organes qui jouent un rôle dans le système immunitaire, dans le foie, les reins et la prostate. D'où son autre nom d'« ubiquinone » (qui a la même étymologie que le mot « ubiquité », qui veut dire « omniprésence »).
Comme l'organisme est capable de synthétiser la CoQ10 en fonction de ses besoins, on ne la considère pas comme un nutriment essentiel. On a cependant observé que, avec l'âge, l'organisme en produisait de moins en moins. De plus, on a également constaté que les personnes souffrant de certaines maladies (cancer, parodontopathie, hypertension artérielle, troubles cardiaques ou cardiovasculaires, maladies musculaires ou neuromusculaires, infections virales ou microbiennes, etc.) présentaient généralement de faibles taux de CoQ10.
La majorité des suppléments de CoQ10 offerts dans le commerce sont fabriqués au Japon suivant un procédé qui consiste à faire fermenter des betteraves et de la canne à sucre à l'aide de souches spécifiques de levures. Le milieu créé par ces levures est particulièrement riche en CoQ10. Au terme du processus, on chauffe le tout afin de désactiver les levures, on fait sécher le milieu de culture et on le réduit en poudre, laquelle sert à la confection d'extraits. Comme la CoQ10 est mieux absorbée en présence de gras, il est préférable de la prendre en même temps qu'un repas ou sous forme de gélule molle dans une base grasse.
La CoQ10 est considérée comme un supplément alimentaire et non comme un médicament, essentiellement parce qu'il s'agit d'une molécule naturelle, qui ne peut par conséquent faire l'objet d'un brevet pharmaceutique. Source :Passeport Santé
Écrit par Vitamines dans Antioxydants | Tags : tonus, cholesterol, coeur, antioxydant |
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04.01.2012
Mucuna Pruriens
L’Ayurveda est sans doute le plus ancien système médical au monde et c’est la seule médecine traditionnelle qui soit fondée sur des principes scientifiques.
Les premiers usages de l’herbe Mucuna pruriens en médecine ayurvédique remontent à plus de 4500 ans. En fait, Mucuna pruriens a certainement un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants dont la nicotine, la sérotonine et surtout la l-dopa (ou l-dihydroxyphénylalanine) qui est le principal précurseur du neurotransmetteur dopamine et qui a été isolée par des scientifiques indiens en 1936.
Lorsque les neurones qui produisent la dopamine sont atteints par la maladie de Parkinson, les effets sur l’organisme sont : tremblements incontrôlables, raideur musculaire, troubles de l’élocution, de l’écriture et de l’équilibre, lenteur des mouvements. Des carences subcliniques en dopamine se rencontrent fréquemment dans les états dépressifs et les troubles du désir sexuel.
La dopamine est considérée comme le neurotransmetteur du bien être, qui est produit par le cerveau quand celui-ci veut « se faire plaisir » ou accorder une « récompense » à l’organisme. C’est aussi un intermédiaire dans la production de norépinéphrine (ou noradrénaline, neurotransmetteur de l’éveil) et un stimulant efficace de la production d’hormone de croissance.
● Dans une étude comparative menée sur des modèles animaux de la maladie de Parkinson, et à quantité de principe actif égale, un extrait de Mucuna pruriens s’est montré deux à trois fois supérieur à la l-dopa synthétique, suggérant ainsi que c’est le profil biochimique global de l’herbe et non le seul principe actif qui est de nature à accroître significativement son efficacité sur les symptômes de la maladie. D’autres études humaines ont montré des bénéfices neurologiques importants avec une excellente tolérance et une quasi-absencee d’effets secondaires, contrairement à ce qui arrive avec la l-dopa de synthèse.
● La prise concomitante d’un extrait de l’herbe Tribulus terrestris est de nature à accroître la quantité de l-dopa qui atteint le cerveau. En effet, le Tribulus contient un inhibiteur léger de la monoamine oxydase, une enzyme qui dégrade la dopamine. Cette manière naturelle d’améliorer les effets de la prise de Mucuna pruriens est connue des médecins ayurvédiques depuis plus de 1000 ans.
● La prise d’un extrait de Mucuna pruriens standardisé en l-dopa stimule la sécrétion d’hormone de croissance (Hgh) par la glande pituitaire. L’hormone de croissance est certainement la plus puissante des hormones anti-âge : elle favorise la prise de masse musculaire et défavorise l’accumulation de masse graisseuse, améliore endurance et niveau d’énergie, accroît la sensation de bien être et exerce une influence positive sur bien d’autres aspects de la santé encore.
● Parmi les autres utilisations de Mucuna pruriens en médecine ayurvédique : pour rétablir la libido à un niveau satisfaisant (en combinaison avec Tribulus terrestris) en accroissant le niveau de testostérone (effet démontré lors d’une étude contrôlée) et celui de dopamine, dans les cas de stérilité masculine et féminine (accroît le nombre de spermatozoïdes et favorise l’ovulation), pour améliorer la vivacité d’esprit, la coordination motrice et lutter contre les états apathiques.
Écrit par Vitamines dans Ayurveda | Tags : neurotransmetteurs, tonus, depression, muscles, libido |
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