22/12/2013

Coenzyme Q10

 



        

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Proche parente de la vitamine K par sa structure chimique, la coenzyme Q10 (CoQ10) est aussi un antioxydant, c'est-à-dire qu'elle protège l'organisme des dommages causés par les radicaux libres (stress oxydatif). Cette coenzyme, qui agit comme une vitamine dans l'organisme, active la production d'énergie sur le plan cellulaire. Tous les processus physiologiques qui exigent une dépense énergétique ont besoin de CoQ10. Elle est d'ailleurs présente dans tout l'organisme, notamment dans le coeur, dans les muqueuses des gencives et de l'estomac, dans les tissus de tous les organes qui jouent un rôle dans le système immunitaire, dans le foie, les reins et la prostate. D'où son autre nom d'« ubiquinone » (qui a la même étymologie que le mot « ubiquité », qui veut dire « omniprésence »).

Comme l'organisme est capable de synthétiser la CoQ10 en fonction de ses besoins, on ne la considère pas comme un nutriment essentiel. On a cependant observé que, avec l'âge, l'organisme en produisait de moins en moins. De plus, on a également constaté que les personnes souffrant de certaines maladies (cancer, parodontopathie, hypertension artérielle, troubles cardiaques ou cardiovasculaires, maladies musculaires ou neuromusculaires, infections virales ou microbiennes, etc.) présentaient généralement de faibles taux de CoQ10.

La majorité des suppléments de CoQ10 offerts dans le commerce sont fabriqués au Japon suivant un procédé qui consiste à faire fermenter des betteraves et de la canne à sucre à l'aide de souches spécifiques de levures. Le milieu créé par ces levures est particulièrement riche en CoQ10. Au terme du processus, on chauffe le tout afin de désactiver les levures, on fait sécher le milieu de culture et on le réduit en poudre, laquelle sert à la confection d'extraits. Comme la CoQ10 est mieux absorbée en présence de gras, il est préférable de la prendre en même temps qu'un repas ou sous forme de gélule molle dans une base grasse.

La CoQ10 est considérée comme un supplément alimentaire et non comme un médicament, essentiellement parce qu'il s'agit d'une molécule naturelle, qui ne peut par conséquent faire l'objet d'un brevet pharmaceutique.  Source :Passeport Santé   

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24/04/2013

Ubiquinol

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L’ubiquinol est la forme réduite de la co-enzyme Q10, dotée de fortes propriétés antioxydantes. Elle a une biodisponibilité beaucoup plus importante que l’ubiquinone, la seule forme que l’on trouvait jusqu’à présent dans les suppléments nutritionnels.

¤ Après sa prise par voie orale, la majeure partie de l’ubiquinone, la forme courante de la CoQ10 disponible dans les suppléments nutritionnels, est réduite en ubiquinol .

La recherche montre que c’est sous cette forme que la CoQ10 est la plus efficace pour neutraliser les radicaux libres et augmenter la capacité de production d’énergie dans les mitochondries.

L’ubiquinol représente plus de 80 % de la CoQ10 totale dans le plasma sanguin, l’intestin et le foie d’un homme en bonne santé. Avec les années, la production de CoQ10 par l’organisme diminue et la conversion de l’ubiquinone en ubiquinol se fait moins bien.

¤ Les études montrent que l’ubiquinol :

• est absorbée beaucoup plus efficacement par l’organisme que l’ubiquinone et qu’elle y reste à un niveau élevé pendant beaucoup plus longtemps : - 150 mg d’ubiquinol permettent d’obtenir une concentration sanguine de 3,96 mcg/ml alors qu’il faut 1 200 mg d’ubiquinone pour atteindre un résultat similaire, - lorsque l’on compare, 8 heures après, les concentrations sanguines de CoQ10 induites par l’absorption de 100 mg d’ubiquinol et 100 mg d’ubiquinone, on observe qu’elles sont 3,75 fois plus élevées avec la prise d’ubiquinol ;

• la présence de deux groupes hydroxyles sur l’ubiquinol explique qu’elle soit plus hydrophile et donc mieux assimilable que l’ubiquinone. Ils autorisent des liaisons plus solides avec l’eau, facilitant son absorption dans la circulation sanguine. Cela lui permet également de s’accumuler plus facilement dans les mitochondries, les protégeant ainsi plus efficacement du stress oxydant et stimulant davantage la production d’énergie ;

• retarde plus efficacement que l’ubiquinone les processus de vieillissement. Des animaux d’âge mûr recevant de l’ubiquinol vieillissent 51 % plus lentement que ceux sous placebo et 40 % moins vite que ceux recevant de l’ubiquinone. Sa capacité à rester à des niveaux constamment élevés dans la circulation sanguine pourrait expliquer cette action antiâge particulièrement performante ;

• lorsque l’on compare les effets antifatigue des deux formes de CoQ10, l’ubiquinol se montre beaucoup plus efficace. Le temps de course de rats âgés est augmenté de 60 % par l’ubiquinone et de 150 % par l’ubiquinol ;

• les niveaux d’ubiquinol sont plus faibles chez des personnes malades que chez des sujets en bonne santé ;

• ainsi, les diabétiques souffrent d’un stress oxydant, de plus en plus important au fur et à mesure que la journée s’écoule. Dans le même temps, les niveaux d’ubiquinol diminuent plus rapidement que ceux de l’ubiquinone ; des sujets diabétiques ont généralement 75 % moins d’ubiquinol que des sujets en bonne santé ;

• de même, chez des personnes souffrant de maladies hépatiques, comme une cirrhose ou une hépatite, un stress oxydant élevé est observé avec en parallèle des niveaux d’ubiquinol faibles tandis que ceux d’ubiquinone se maintiennent.

L’ubiquinol est essentielle au maintien d’une production saine d’énergie, à l’homéostasie, à la croissance cellulaire et à beaucoup d’autres fonctions biologiques. Mais toutes les formes de CoQ10 sont actives et ont chacune un rôle spécifique dans des zones ciblées. L’idébénone, un analogue de la CoQ10, apporte, elle, une puissante protection antioxydante en situation d’hypoxie, alors que dans de telles conditions la CoQ10 se révèle inefficace.

 

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03/02/2013

Resveratrol

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Le resveratrol est un composé protecteur produit par le raisin rouge (et quelques autres plantes) pour se défendre contre les parasites. Beaucoup d’études ont démontré que le resveratrol est un antioxydant puissant et qu’il protège la santé humaine par de multiples mécanismes. C’est au resveratrol que la recherche attribue une bonne partie des effets protecteurs du fameux "paradoxe" français. 


Malheureusement, il n’y a presque plus de resveratrol dans le vin rouge du fait de l’utilisation généralisée des pesticides, alors qu’il y en avait auparavant 8 à 10 mg par litre. Nous avons pu localiser, cependant, une source de resveratrol de qualité pharmaceutique, extrait directement de raisin rouge de culture biologique et retenant l’équilibre naturel de tous ses composés actifs : polyphénols, flavonoïdes, anthocyanes et oligoproanthocyanes (OPC). L’extrait est ensuite enrichi en resveratrol extrait la plante Polygonum cuspidatum et standardisé pour apporter 10% de resveratrol. C’est l’extrait le plus naturel et le plus puissant que l’on puisse trouver sur le marché ! Le resveratrol est sans doute le phytonutriment le plus efficace et le plus étudié que l’on puisse prendre pour maintenir et protéger sa santé. C’est une solution élégante à beaucoup de problèmes que rencontrent les êtres humains vieillissants : 

¤ L’Organisation Mondiale de la Santé indique que le resveratrol réduit à lui seul de 40% le risque cardio-vasculaire! Le resveratrol est plus efficace que la vitamine E, et agit contre davantage de formes de radicaux libres, pour empêcher l’oxydation des lipoprotéines à basse densité (LDL). Il inhibe l’agrégation des plaquettes sanguines en bloquant l’action de la thrombine et de plusieurs autres facteurs agrégants. Il favorise la production d’oxyde nitrique qui relaxe et dilate les artères. Il réduit les niveaux de triglycérides et de cholestérol dans le sang ainsi que le facteur intrinsèque hypertenseur endotheline-1. 

¤ Le resveratrol est le seul produit naturel dont l’utilisation soit à ce point validée pour bloquer le développement des cellules cancéreuses à différents stades : Une étude publiée dans la prestigieuse revue "Science" a montré que le resveratrol bloque la prolifération des cellules cancéreuses pendant trois stades importants de leur développement. L’administration de resveratrol à des souris pendant 18 semaines a permis de réduire le nombre de tumeurs cutanées de 98% ! le resveratrol tue les cellules cancéreuses qu’elles soient ou non oestrogènes dépendantes et qu’elles soient porteuses ou non du gène P53. Une étude autrichienne a montré que le resveratrol bloquait le développement de métastases osseuses dans certains types de cancers. D’autres études ont montré qu’il permettait d’améliorer, dans certains cas, les résultats de la chimiothérapie. Il bloque aussi les effets promoteurs des régimes trop riches en acide linoléique. Contrairement à beaucoup de médicaments, le resveratrol ne détruit pas les cellules saines mais il les protège. Son action anti cancer est réellement variée, puissante et sophistiquée. 

D’après des études préliminaires, le resveratrol protège le cerveau du stress oxydatif à la fois seul et en combinaison avec d’autres antioxydants. On sait que le stress oxydatif joue un rôle important dans le développement de la plupart des maladies neurodégénératives. 

¤ Une étude chinoise vient de montrer que le resveratrol protège la moelle épinière de l’inflammation avec une efficacité comparable à celle du médicament prednisone, mais avec une protection antioxydante supplémentaire, lorsqu’il est injecté immédiatement après une blessure. Le resveratrol a également amélioré le pronostic et réduit les conséquences permanentes d’une attaque cérébrale chez des rats prétraités pendant 21 jours. 

¤ Le resveratrol, d’après une étude conduite à la Harvard Medical School, active un gène de longévité dans certaines souches de levure et permet d’accroître leur espérance de vie de 70% ! ses effets s’exercent comme ceux de la restriction calorique (seule méthode scientifiquement démontrée pour accroître la longévité) par l’activation des gènes SIR. Les recherches n’ont pour l’instant porté que sur des levures, des mouches et des nématodes, mais il faut noter que les êtres humains, eux aussi, possèdent ces gènes.

 

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