04/03/2012

Serratia peptidase

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La serratia peptidase ou serrapeptase est une enzyme protéolytique produite par la bactérie Serratia qui vit dans l’intestin du ver à soie.

La serrapeptase est utilisée avec succès depuis plus de trente ans en Europe et en Asie pour diminuer la douleur, l’inflammation et les sécrétions excessives de mucus. Plus de quarante études cliniques ont montré ses effets bénéfiques.

¤ Elle réduit l’inflammation. Des études cliniques montrent qu’elle agit avec efficacité dans tout un éventail de maladies inflammatoires et notamment pour traiter les oedèmes consécutifs aux traumatismes. La serrapeptase possède des propriétés anti-inflammatoires similaires à celles des salicylates, de l’ibuprofène et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

¤ Elle est utilisée avec succès dans le traitement de maladies inflammatoires du nez, des oreilles et de la gorge. Des études ont souligné son intérêt dans le traitement notamment de sinusites chroniques où elle améliore l’élimination des sécrétions bronchopulmonaires (mucus).

¤ Elle renforce l’activité des antibiotiques et s’attaque à la résistance des bactéries.

¤ Elle a été utilisée avec succès dans le traitement de la maladie kystique du sein.

¤ La serrapeptase digère les tissus morts. C’est ainsi qu’elle libère le ver à soie de son cocon. Les caillots sanguins, les couches fibreuses qui constituent la plaque d’athérome, les kystes sont également des tissus morts que la serrapeptase peut digérer.

Le médecin allemand Hans Nieper l’a utilisée pour traiter des obstructions artérielles. Il conseille notamment d’employer cette enzyme dans les cas d’occlusion des carotides lorsque les techniques chirurgicales traditionnelles sont trop risquées. Des examens Doppler réalisés après un an de traitement montrent une excellente amélioration de la circulation sanguine dans les carotides.

 

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04/12/2011

Catalase

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La catalase existe chez la plupart des êtres vivants. 
Sa principale fonction consiste à transformer le peroxyde d’hydrogène ou « eau oxygénée » en une molécule d’eau et une molécule d’oxygène gazeux, selon la réaction : H2O2 = 2H2O + O2 
Le peroxyde d’hydrogène est un sous-produit de nombreuses réactions métaboliques que la cellule doit absolument éliminer dès qu’il se forme. Son accumulation serait mortelle sans l’intervention de la catalase. 


¤ La catalase est une grosse protéine formée de quatre chaînes identiques d’acides aminés (il y en a plus de cinq cents) ; chaque chaîne est associée à un groupement chimique que l’on nomme « hème ». Cet « hème » est une molécule organique renfermant un atome de fer. 

¤ La catalase se rencontre chez tous les organismes aérobies, et plus particulièrement dans le navet, dans la plupart des racines de plantes, dans la levure, ainsi que dans le foie des animaux. 

¤ Jusqu’à ce jour, son usage classique était principalement réservé à la bactériologie pour identifier les bactéries par la mise en contact avec de l’eau oxygénée. Celle-ci produisait une effervescence due à un dégagement de dioxygène signant la présence d’une catalase. 

¤ Au cours de ces dernières années, d’importants travaux sur la catalase ont vu le jour et ont permis d’enrichir le champ de ses applications. 

¤ En particulier, grâce à son pouvoir manifeste de s’opposer à des réactions d’oxydation, qu’on peut illustrer en les comparant en image à celles de la rouille des métaux. C’est ce même phénomène qu’il faut éviter en utilisant la catalase pour que la membrane cellulaire et son ADN puissent êtres protégés. 

¤ L’expérimentation a été menée par des chercheurs de l’École de médecine de Washington qui ont soumis des souris génétiquement modifiées pour produire un surplus de catalase dans des endroits ciblés et spécifiques du corps, comme les cellules cytoplasmiques (le noyau nucléique où est stocké l’ADN). D'autres expériences, conduites avec certaines variétés de plantes, ont donné des résultats reproductibles au niveau des cellules mitochondriales.

¤ Les résultats ont montré à chaque fois que ces souris « enrichies » en catalase présentaient une longévité augmentée de 20 % en moyenne, alors que celles possédant des taux normaux de catalase dans le noyau nucléique ou le cytoplasme n’ont pas manifesté de changement notable de leur durée de vie. 

¤ D’autres études ont mis en évidence qu’un apport supplémentaire de catalase protégeait et renforçait le muscle cardiaque des sujets âgés. La catalase est également utilisée pour ralentir ou inverser le processus du blanchiment prématuré de la chevelure ou du système pileux, phénomène par lequel l’eau oxygénée ainsi que son potentiel oxydatif se trouvent neutralisés (voir Grey Hair Formula). 

¤ Il est probable que d’autres études viendront enrichir et élargir son domaine d’application. 

¤ Il semble dès à présent opportun de l’inclure dans un programme anti-âge, compte tenu de sa polyvalence et de son absence de toxicité.

 

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14/12/2010

Bromélaïne

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La bromélaïne est une enzyme protéolytique extraite de la tige de l’ananas. La bromélaïne améliore le renouvellement des protéines dans l’organisme y compris celles du tissu articulaire.

 Elle est utilisée thérapeutiquement depuis 1957. Ses propriétés scientifiquement démontrées vont bien au delà de la simple digestion des protéines :

¤ La bromélaïne a une activité antiagrégante plaquettaire vérifiée sur l’être humain, de manière dose-dépendante. Elle a également une activité fibrinolytique directe sur les caillots sanguins, elle aussi dose-dépendante.

¤ La bromélaïne a une activité anti-inflammatoire à la fois directe et indirecte. Dans des études animales, la bromélaïne était la plus puissante de neuf substances étudiées, à égalité avec le médicament prednisone. Elle agit sur l’inflammation, les oedèmes et la douleur à la fois par la fibrinolyse directe des caillots, par l’activation des prostaglandines anti-inflammatoires et par l’inhibition de la bradykinine, une substance qui accroît la perméabilité vasculaire et qui stimule la douleur. L’action de la bromélaïne sur les médiateurs de l’inflammation est réellement puissante et variée.

¤ La bromélaïne a été étudiée plusieurs fois, dans différents types de cancers, seule ou comme traitement adjuvant, pour son activité anti-tumorale et anti-métastatique avec des résultats intéressants qui mériteraient d’être approfondis.

¤ La bromélaïne induit la production de cytokines, un élément clé du système immunitaire, seule ou en combinaison avec de l’interféron.

¤ La bromélaïne, appliquée topiquement (35% dans une base lipidique), est efficace pour traiter les escarres et améliorer la cicatrisation dans le traitement des brûlures et des engelures.

¤ La bromélaïne potentialise le traitement par les antibiotiques, notamment lorsqu’elle est administrée conjointement avec la tétracycline et l’amoxycilline. La concentration d’antibiotiques dans le sérum est accrue jusqu’à trois fois. Lorsque le traitement aux seuls antibiotiques échoue, l’adjonction de bromélaïne permet souvent d’en rétablir l’efficacité, résultant en une réduction significative de la morbidité.

¤ Activité mucolytique : 124 patients hospitalisés pour bronchite chronique ou pneumonie ont reçu de la bromélaïne par voie orale. Ils ont montré une réduction significative du volume, de la viscosité et de la purulence du sputum, qui pouvait plus facilement être expulsé des voies respiratoires.

¤ Aide digestive : la bromélaïne est active dans différents pH, dans l’estomac et dans l’intestin grêle. Elle remplace bien la pepsine et la trypsine lorsque celles ci sont insuffisantes ou que le pancréas est déficient. Une amélioration des symptômes (douleur, ballonnements, flatulences) est aussi notée. Dans des études animales, la bromélaïne a permis de traiter des ulcères en cicatrisant rapidement la muqueuse gastrique.

¤ Interventions chirurgicales et traumatismes : plusieurs études ont confirmé que la bromélaïne réduit de manière importante la durée des inflammations, des douleurs et des oedèmes post chirurgicaux (souvent des deux tiers). L’utilisation préventive - avant l’opération - est efficace et conseillée.

¤ La bromélaïne réduit l’intensité des trauma- tismes sportifs et accélère la récupération (Masson et al., 1995). La première étude de ce type a été conduite sur un groupe de 74 boxeurs victimes de bleus sur la face et d’hématomes sur les orbites, les lèvres, la poitrine et les bras. Après 4 jours de prise de bromélaïne, tous les bleus avaient disparu chez 58 boxeurs ! Beaucoup de sportifs l’utilisent à titre préventif avant l’entraînement et la compétition.

¤ Applications cardiovasculaires et circulatoires : la bromélaïne prévient et minimise la sévérité de l’angine de poitrine et des attaques ischémiques, elle prévient et traite les thromboses et thrombophlébites, elle aide à dissoudre la plaque d’athérome et exerce une activité fibrinolytique. Chez l’animal, elle a aussi une action anti-hypertensive en administration prolongée.

La bromélaïne est quasiment libre d’effet secondaire et n’a qu’une très faible toxicité. Elle peut être consommée à des dosages allant de 200 à 2.000 mg par jour pendant des périodes prolongées. Les personnes allergiques à l’ananas, ou, à un degré moindre, au venin des abeilles et au pollen des oliviers devraient cependant s’abstenir de l’utiliser.

 

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