25.01.2012
Schizandra sinensis
La baie rouge de Schizandra sinensis, une plante originaire du nord de la Chine, combine de manière peu usuelle les cinq saveurs d’où son nom chinois wu-wei-zi (fruit aux cinq saveurs).
¤ Le Schizandra nourrit les reins : il stimule l’activité des corticosurrénales et permet de lutter avec efficacité contre la fatigue chronique en stimulant la production d’énergie à sa source. Il peut être utilisé pendant des périodes prolongées sans effet secondaire.
Le fruit de Schizandra sinensis appartient à la catégorie des toniques astringents. Il est utilisé pour accroître la résistance et l’endurance physique, intellectuelle et sexuelle, mais aussi pour traiter certains troubles respiratoires et digestifs. C’est un adaptogène qui accroît la capacité de l’organisme à résister au stress.
¤ Des scientifiques japonais ont montré que deux lignanes du Schizandra (la schizandrine et la gomisine) ont des effets hépato-protecteurs puissants, y compris contre des composés aussi toxiques que le tétrachlorure de carbone. Des études chinoises montrent une action hépatoprotectrice lors d’hépatites virales et sous l’influence de l’alcool.
¤ En Russie, le Schizandra est utilisé pour traiter la fatigue et améliorer l’acuité visuelles. Des rapports anecdotiques évoquent aussi des effets aphrodisiaques et nootropiques qui contribuent beaucoup à la réputation du Schizandra.
Écrit par Vitamines dans Phytothérapie | Tags : reins, stress, foie, adaptogene, endurance, sexualite |
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Boswellia serrata
L’extrait de Boswellia serrata est utilisé pour ses propriétés anti-inflammatoires car contrairement à la plupart des médicaments de cette classe, il ne provoque ni ulcère ni gastrite.
La Boswellia n’est pourtant pas un analgésique, mais :
* elle agit directement sur l’inflammation qui est la cause directe de la douleur
* elle réduit le gonflement des articulations et la raideur matinale
* elle accroît la mobilité en bloquant la synthèse des leucotriènes par la voie de l'enzyme 5-lipoxygenase. Les leucotriènes sont impliqués dans de nombreuses maladies inflammatoires : ils provoquent l’inflammation en accélérant le dommage oxydatif radicalaire, la dislocation du calcium et les réactions auto-immunes.
Plusieurs études cliniques réalisées par le gouvernement indien valident l’usage ayurvédique traditionnel de la Boswellia. Notamment, dans une étude portant sur 175 patients alités, une amélioration bonne ou excellente des paramètres raideur matinale, douleur et réalisation d'activités de routine a été notée dans 67 % des cas. Les améliorations sont en général perçues assez rapidement, en moyenne après deux à quatre semaines de traitement.
Des résultats encore plus favorables sont notés lorsque la Boswellia est combinée avec les herbes Ashwagandha et Curcuma (voir ces produits en rubrique Ayurveda).
D'autres études montrent une efficacité de la Boswellia chez 70 % des patients atteints d'asthme bronchique, portant à la fois sur les symptômes et les paramètres biochimiques, ainsi que dans le traitement du syndrome du côlon irritable.
Écrit par Vitamines dans Ayurveda | Tags : anti-inflammatoire, articulations |
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04.01.2012
Mucuna Pruriens
L’Ayurveda est sans doute le plus ancien système médical au monde et c’est la seule médecine traditionnelle qui soit fondée sur des principes scientifiques.
Les premiers usages de l’herbe Mucuna pruriens en médecine ayurvédique remontent à plus de 4500 ans. En fait, Mucuna pruriens a certainement un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants dont la nicotine, la sérotonine et surtout la l-dopa (ou l-dihydroxyphénylalanine) qui est le principal précurseur du neurotransmetteur dopamine et qui a été isolée par des scientifiques indiens en 1936.
Lorsque les neurones qui produisent la dopamine sont atteints par la maladie de Parkinson, les effets sur l’organisme sont : tremblements incontrôlables, raideur musculaire, troubles de l’élocution, de l’écriture et de l’équilibre, lenteur des mouvements. Des carences subcliniques en dopamine se rencontrent fréquemment dans les états dépressifs et les troubles du désir sexuel.
La dopamine est considérée comme le neurotransmetteur du bien être, qui est produit par le cerveau quand celui-ci veut « se faire plaisir » ou accorder une « récompense » à l’organisme. C’est aussi un intermédiaire dans la production de norépinéphrine (ou noradrénaline, neurotransmetteur de l’éveil) et un stimulant efficace de la production d’hormone de croissance.
● Dans une étude comparative menée sur des modèles animaux de la maladie de Parkinson, et à quantité de principe actif égale, un extrait de Mucuna pruriens s’est montré deux à trois fois supérieur à la l-dopa synthétique, suggérant ainsi que c’est le profil biochimique global de l’herbe et non le seul principe actif qui est de nature à accroître significativement son efficacité sur les symptômes de la maladie. D’autres études humaines ont montré des bénéfices neurologiques importants avec une excellente tolérance et une quasi-absencee d’effets secondaires, contrairement à ce qui arrive avec la l-dopa de synthèse.
● La prise concomitante d’un extrait de l’herbe Tribulus terrestris est de nature à accroître la quantité de l-dopa qui atteint le cerveau. En effet, le Tribulus contient un inhibiteur léger de la monoamine oxydase, une enzyme qui dégrade la dopamine. Cette manière naturelle d’améliorer les effets de la prise de Mucuna pruriens est connue des médecins ayurvédiques depuis plus de 1000 ans.
● La prise d’un extrait de Mucuna pruriens standardisé en l-dopa stimule la sécrétion d’hormone de croissance (Hgh) par la glande pituitaire. L’hormone de croissance est certainement la plus puissante des hormones anti-âge : elle favorise la prise de masse musculaire et défavorise l’accumulation de masse graisseuse, améliore endurance et niveau d’énergie, accroît la sensation de bien être et exerce une influence positive sur bien d’autres aspects de la santé encore.
● Parmi les autres utilisations de Mucuna pruriens en médecine ayurvédique : pour rétablir la libido à un niveau satisfaisant (en combinaison avec Tribulus terrestris) en accroissant le niveau de testostérone (effet démontré lors d’une étude contrôlée) et celui de dopamine, dans les cas de stérilité masculine et féminine (accroît le nombre de spermatozoïdes et favorise l’ovulation), pour améliorer la vivacité d’esprit, la coordination motrice et lutter contre les états apathiques.
Écrit par Vitamines dans Ayurveda | Tags : neurotransmetteurs, tonus, depression, muscles, libido |
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